Bio

Xavier Ride,

Originaire de la Guadeloupe, j’ai très tôt le goût des gens, le sens de la famille, de la nature, de l’océan, de l’échange et du voyage.

Gamin, je me construis au gré de mon imaginaire. Je cous, je bricole, je peins et je m’embarque dans de formidables aventures dont je suis le héros.

Ado, bercé et influencé par la scène alternative rock, le dessin est mon moyen d’expression principal qui recouvre mes cahiers et tables d’écoliers. Je réalise des planches de BD pour le journal de l’école. Malgré ma participation remarquée c’est le dessin qui me vaut d’être réprimander et finalement congédier.

J’arrête l’école en seconde pour incompatibilité avec le système éducatif mais rentre, sur dossier plastique, dans une école, la seule qui voulait encore de moi, à pédagogie alternative. L’Académie des Peintres de la Vallée de la Seine axait son travail sur l’épanouissement personnel et la maîtrise des différentes techniques du dessin et de la peinture.

Je passe mon BAC littéraire en candidat LIBRE !

Disciple de l’artiste Ben Ami Coller, c’est sur ses recommandations que j’intègre sur concours les Beaux Arts de Cherbourg-Octeville section Art. Être plasticien devient/est une évidence.

Au terme de mon cursus, je pars en stop sur les routes des squats artistiques européens avec entre autres Myrys de Toulouse.

Co-fondateur du collectif « Pas p’ART Azzi » je participe au 1er Congrès International de la Performance à Berlin, puis au festival de Mostar en Bosnie-Herzégovine (3ème ville la plus minée au monde à l’époque). Les vestiges de la guerre sont le support de nos performances artistiques et peintures sur ruines.

Jongleur et cracheur de feux à mes heures, je participe à de nombreux spectacles de rue (en Europe) organisés autour de nos performances artistiques d’où s’échappaient régulièrement une satire du « pouvoir en place ».

En Allemagne je fais campagne comme Artiste dans des romans photos pour le « Parti de l’Amour », qui si mes souvenirs sont bons n’ont pas eu beaucoup de sympathisants.

De retour j’ai 23 ans. Je vis en banlieue parisienne. Je sors, je vis, j’ai soif de littérature, de musique, de théâtre, de cinéma, de nouvelles rencontres qui me permettent d’apprendre sur moi et sur les autres.

Je décide de travailler mes techniques, mes médiums, d’aller au bout de mes aspirations. Et pour cela je m’isole, chez moi, la nuit… Le jour j’enchaîne les postes de professeurs d’arts plastiques auprès d’enfants, de jeunes ou d’adultes.

Le land art et la peinture sont mes moyens d’expressions principaux. Le land art je le pratique en ville, sur le bord des voies ferrées ou encore sur les ronds-points, de nuit, en toute illégalité à la manière du street art.

La peinture je la vis la nuit sur fond de musique irlandaise. Je développe une technique au café qui me vaudra une reconnaissance régionale.

Papa, un changement de vie s’impose.

Je m’installe dans le pays basque en 2003 pour me rapprocher des miens, de la nature, des gens, et quoi de mieux sinon que d’être dans la rue avec mes pinceaux, mes toiles et mon chevalet à croquer ce qui m’entoure.

Je continue à voyager – le Mexique, le Costa Rica, le Pérou et ses lignes de Nazca, pour moi, berceau du Land art. Au Pérou donc, pendant un mois, carton à dessin sous le bras, je suis l’ethnologue Nicolas Merveille sur son terrain d’étude dans la réserve naturelle du parc du Huascaran. Une exposition sur les Quechuas débouchera de cette expérience unique. La nature est présente en moi, plus forte que jamais.

Travailler avec des médiums naturels, propres, respectant la nature et l’environnement devient alors une priorité.

Ne trouvant pas mon compte dans les structures et manifestations proposées autour de moi je décide de créer l’évènement en organisant mes expositions. De cette envie va naitre en 2011 « la Mr Ride gallery », un espace qui combine le travail en atelier et la création d’évènements ponctuels autour de mon travail et de celui d’invités. La Mr Ride gallery fonctionne sur le système du partenariat et de l’échange de savoir faire. Le concept ne se borne pas aux seuls murs de la galerie, mais s’organise dans divers espaces.

En 2013 je suis repéré par l’équipe européenne du street artiste américain Shepard Fairey qui ‘m’offre la possibilité de présenter mon travail de Grass Art pour le « OBEY ICON TOUR ».
Cette exposition évènementielle itinérante m’ouvre les portes des capitales et grandes villes d’Europe dans des lieux de prestige.

Je travail actuellement dans mes ateliers aux « Serres de la Milady ». Cette espace de créateur regroupe un collectif d’une 20enne d’Artistes dans les 2000m2 des anciennes serres Gelos de Biarritz.

Je cultive l’art du spontané.

Une idée, une envie, un concept vont naître d’une rencontre, d’une écoute, d’une observation, d’un ressenti, d’un rêve, et me pousseront à la réalisation, à ce besoin de création, de matérialiser mon imaginaire.

Du Grass art au Land Art, du Street art à la peinture, en passant par les performances ou le mail art, la sculpture ou l’illustration, le conte ou le théâtre d’ombre, c’est dans la création spontanée, instinctive que j’évolue. Je pratique plusieurs techniques. J’aime les matières, je mélange les médiums. Pigments, café, argile, feuilles et pétales, gazon, bois ou encore peinture biodégradable sont autant de matières qui m’accompagnent depuis des années, qui sont à portée de mains ou que je fais pousser au gré de mes besoins ce qui me permet une ouverture, un développement artistique et personnel plus riche, sans œillères ni frontières.

Mon fil conducteur c’est Toi, Moi, Nous, la Vie au sens large, donc la Mort aussi. Le Présent, le Passé, le Futur ; le Conscient et l’Inconscient, le Subconscient.

Et puis la Nature. La Nature Humaine, la Nature Vitale, qui va se retrouver sous diverses formes dans mes Créations.